04/08/2026 Équipe Synkrone

EBP ou Sage vers Fulll : quel périmètre automatiser

Gestion commerciale dans EBP ou Sage, comptabilité dans Fulll : quel périmètre automatiser en premier pour supprimer la double saisie sans fragiliser la compta.

Fulll EBP Sage Comptabilité Double saisie

Quand une PME utilise EBP ou Sage 100c pour la gestion commerciale et Fulll pour la comptabilité, la question qu’on nous pose est presque toujours la même : « on peut tout automatiser entre les deux ? »

Techniquement, beaucoup de choses sont possibles. Mais c’est rarement la bonne question. La bonne question est : quel périmètre faut-il automatiser en premier pour que le flux soit fiable dès le premier mois ?

Un flux comptable qui marche à 80 % est pire qu’un export manuel : personne ne sait plus quelles écritures ont été reprises et lesquelles ont été retapées.

L’erreur classique : vouloir tout brancher d’un coup

Le projet démarre souvent par une liste ambitieuse : les ventes, les achats, la banque, les règlements, l’analytique, les immobilisations. Trois semaines plus tard, on est encore en train de discuter du plan comptable auxiliaire, et rien n’est en production.

Le réflexe inverse fonctionne beaucoup mieux : prendre le flux le plus volumineux et le plus répétitif, le fiabiliser complètement, puis élargir.

Dans une PME qui vend, ce flux est toujours le même : les factures de vente.

EBP, Sage et Fulll sans double saisie : ce qui doit vraiment circuler

Pour supprimer la double saisie entre EBP ou Sage et Fulll, il faut distinguer trois cercles.

Le noyau — à automatiser en premier

  • les factures de vente validées dans l’ERP
  • les avoirs correspondants
  • le référentiel clients utilisé en comptes auxiliaires

C’est là que se trouvent 90 % de la ressaisie. C’est aussi le flux le plus régulier, donc le plus facile à fiabiliser.

L’extension — dans un second temps

  • la ventilation analytique, si vous en avez une dans l’ERP
  • la pièce PDF rattachée à l’écriture
  • un retour d’information sur les factures soldées

Ce qui reste côté Fulll — et c’est très bien ainsi

  • les achats et les notes de frais, souvent déjà collectés directement dans Fulll
  • le rapprochement bancaire
  • les déclarations de TVA
  • la paie et les immobilisations

Ce dernier point surprend parfois. Il est pourtant central : automatiser ne veut pas dire faire transiter la comptabilité entière par la gestion commerciale. L’ERP n’a pas vocation à devenir la source de la banque ou des achats. Chaque outil garde son terrain.

Les cinq règles à cadrer avant de brancher

Ce travail de cadrage compte plus que la connexion technique. Il se fait avec le comptable, pas contre lui.

1. Le déclencheur. Qu’est-ce qui fait partir une facture vers Fulll ? La validation dans l’ERP est le bon signal : c’est le moment où la facture devient définitive. Pas la création, pas l’impression.

2. Les journaux. À quel journal de vente correspond chaque type de document ? Beaucoup de PME ont plusieurs journaux selon l’activité, le dépôt ou l’enseigne. C’est à décider une fois.

3. Les comptes auxiliaires clients. Reprend-on le code client de l’ERP, ou un compte collectif avec auxiliaire ? Que fait-on des clients occasionnels ? C’est le point qui génère le plus d’écritures en attente s’il n’est pas tranché.

4. Les comptes de produits et la TVA. Quel compte de produit selon la famille d’article, quel taux, et surtout : comment traite-t-on l’autoliquidation, l’export et les livraisons intracommunautaires. Les cas particuliers sont rares en volume mais ce sont eux qui bloquent.

5. Les avoirs et les cas limites. Un avoir, une facture annulée, une facture antérieure à la mise en service : décidez explicitement ce qui part et ce qui ne part pas.

Si ces cinq points sont écrits noir sur blanc, le reste est de la mécanique.

Les contrôles qui rendent le flux fiable

Un flux comptable automatisé n’est crédible que s’il refuse d’envoyer ce qu’il ne sait pas traiter. Trois garde-fous sont indispensables :

Le contrôle d’équilibre. Aucune écriture ne doit partir si le total débit ne correspond pas au total crédit. Une écriture déséquilibrée qui arrive en comptabilité coûte plus cher à corriger qu’une facture jamais transmise.

L’alerte sur mapping manquant. Un article dans une famille non mappée, un client sans compte auxiliaire, un taux de TVA inconnu : le bon comportement est de bloquer et signaler, pas de choisir un compte par défaut « pour que ça passe ». Un compte d’attente qu’on oublie de vider, c’est une dette qui se découvre à la clôture.

Le suivi des transmissions. Il faut pouvoir répondre à tout moment : cette facture est-elle partie, quand, et avec quelle écriture. C’est aussi ce qui évite le double envoi après un incident réseau.

Ces trois contrôles font la différence entre un connecteur qu’on surveille tous les jours et un connecteur qu’on oublie.

Comment Synkrone s’y prend

Synkrone lit les factures validées directement dans votre base EBP ou Sage 100c, reconstruit l’écriture comptable selon vos règles, et la transmet à Fulll.

  • Mapping configurable : journaux, comptes auxiliaires clients, comptes de produits, taux de TVA. Paramétré une fois, appliqué ensuite automatiquement.
  • Contrôle d’équilibre systématique avant transmission.
  • Alerte en cas de mapping manquant, plutôt qu’un compte par défaut silencieux.
  • Suivi des factures transmises côté Synkrone : historique, statut et horodatage de chaque transfert, sans rien écrire de plus dans votre ERP.
  • Vérification SIRET et TVA intracommunautaire via data.gouv.fr, utile à l’approche de la facture électronique.
  • Hébergement en France (OVH) et chiffrement AES-256 sur tout le transit.

Votre gestion commerciale ne bouge pas. Votre comptable garde Fulll. Ce qui disparaît, c’est la ressaisie entre les deux.

Questions fréquentes

Par quel flux commencer si on veut aller vite ?

Les factures de vente validées, uniquement. C’est le volume le plus important et le cas le plus standard. Une fois qu’un mois complet est passé sans reprise manuelle, on élargit.

Faut-il refaire son plan comptable pour automatiser ?

Non, et c’est même déconseillé. On part du plan comptable existant et on écrit les règles de correspondance. Refondre le plan comptable et automatiser le flux en même temps, c’est mélanger deux projets et ne réussir ni l’un ni l’autre.

Et si on utilise Pennylane plutôt que Fulll ?

Le raisonnement est identique : même noyau, mêmes règles à cadrer, mêmes contrôles. Seule la passerelle de destination change. Voir Connecter Pennylane à EBP ou Sage.

Pour aller plus loin

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